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4 choses à suivre lors de France-Belgique


Après sa démonstration offensive contre l’Italie (5-1), dimanche dernier, l’équipe de France de Corinne Diacre défie la Belgique lors de son deuxième match de groupes de l’Euro féminin, ce dimanche à Rotherham (21h, sur TF1 et Canal+). Football.fr vous offre quelques aspects à suivre de cette rencontre face aux Red Flames (et non les Diablesses rouges).

Les Bleues peuvent-elles maîtriser un match ?

L’équipe de France féminine a frappé fort d’entrée en martyrisant les Italiennes durant la première période, dimanche dernier, en inscrivant 5 buts. Les Bleues ont pris feu de partout, mais elles ont ensuite géré leurs efforts au retour des vestiaires et ont laissé la balle aux Azzurre. Corinne Diacre aurait peut-être dû demander à ses joueuses de faire preuve de davantage de maîtrise collective. Le score était de 5-0, les Françaises pouvaient « abandonner » la rencontre. Mais si elles ne mènent que 1 ou 2-0 face aux Red Flames, qui sont encore moins bien classées que l’Italie (19e au classement Fifa féminin), elles se doivent de se comporter en patronnes. Résister à la pression adverse en monopolisant la balle. C’est ce qu’on attend d’un favori à une compétition et d’une équipe aussi talentueuse que la France. Que ferait l’EDF de Didier Deschamps face à l’Australie et la Tunisie ?

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Les ouvertures de Wendie Renard

Le secteur offensif des Bleues, avec Marie-Antoinette Katoto en pointe, Kadi Diana et Delphine Cascarino sur les ailes, ainsi que Grace Geyoro en numéro 8 ou 10, peut faire mal à tout moment, en percutant ballon au pied ou en combinant au cœur de la défense adverse. La formation de Corinne Diacre est excellente pour installer son jeu haut sur le terrain et, si la vista exceptionnelle d’Amandine Henry n’est plus l’une des forces de l’équipe, le jeu de Wendie Renard a de quoi impressionner. La défenseure centrale et capitaine de l’EDFF envoie des transversales assez incroyables vers les joueuses de côté, les deux ailières mais aussi les deux latérales Eve Périsset et Sakina Karchaoui quand ces dernières demandent haut. De quoi donner le tournis à l’équipe adverse, qui peut voire déferler 6 ou 7 joueuses.

Quid du pressing à la perte de la balle ?

Face à l’Italie, les joueuses tricolores ont été conquérantes et lucides. Du football offensif, mais du football moderne ? Sur les matches de l’Euro féminin que l’on a pu voir, il a été difficile d’observer des concepts appliqués au très haut niveau (le masculin), comme l’occupation de l’espace sur toute la largeur, la recherche de joueurs offensifs entre les lignes ou encore le pressing à la perte de balle. Les Françaises font un contre-effort à la perte du ballon, mais ce n’est pas (encore ?) coordonné. Sur les 5 joueuses susceptibles de réaliser le contre-pressing (les 3 attaquantes ainsi que Geyoro et Toletti), il y a, à chaque fois, une joueuse qui ne participe pas au harcèlement sur les défenseures adverses. A vous de remarquer ça lors de France-Belgique…

Le faible soutien français à Rotherham

Quand les Néerlandais et les Suédois ont envahi, par milliers, les rues de Sheffield, ils étaient moins de 500 supporters français, dimanche dernier, à Rotherham (dans la banlieue de Sheffield), pour l’entrée en lice des joueuses de Corinne Diacre. On a croisé une petite poignée d’habitués du Stade de France (bravo à ces grands passionnés), des jeunes de l’Académie Bernard Diomède, les proches des joueuses (la FFF leur a affrété un bus), ou encore des expatriés dans le Nord de l’Angleterre. Éparpillés dans le New York Stadium, ils n’ont pas pu soutenir collectivement les Bleues. Ils seront probablement moins nombreux ce jeudi 14 juillet. Pour l’instant, le soutien populaire pour l’EDFF est assez ridicule. La FFF s’est encore loupée: elle n’a communiqué qu’une fois en amont sur les matches des Bleus a Rotherham (à 50 km de Manchester), le grand public n’a pas été informé. La faute aussi aux groupes de supporters (masculins et féminins) et à leur désintérêt total. La justification des France Ang’elles (une division des OL Ang’Elles), dans un article de L’Equipe, le week-end dernier, ne tient pas la route. Les Lyonnais ne soutiennent plus autant les Bleues depuis les mises à l’écart de Sarah Bouhaddi, Amandine Henry et Eugénie Le Sommer. S’il y a aussi peu de supporters tricolores à Rotherham, c’est qu’ils n’ont pas voulu venir et ont opté pour les vacances.

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