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Assemblée : la motion de censure de la Nupes rejetée




La motion de censure déposée par l’alliance de gauche Nupes, débattue dans l’après-midi à l’Assemblée, a été rejetée par les députés. Lundi 11 juillet, 146 députés au total ont soutenu cette motion de censure, un nombre loin d’être suffisant. Le vote est intervenu après une après-midi de discours de la part des différents groupes et de la cheffe du gouvernement, qui a dénoncé la démarche de la gauche.

« Aujourd’hui, Mesdames et Messieurs les députés, nous pourrions être en train d’agir pour les Français. Au lieu de cela, nous débattons d’une motion de censure cousue de procès d’intention, qui fait obstacle au travail parlementaire et de ce fait à la volonté des Français », a affirmé Élisabeth Borne. Selon la Première ministre, « les Français en ont assez des dialogues stériles et de la loi des postures », et ont « envoyé un message clair » aux élections.

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L’alliance de gauche n’a pas fait tout à fait le plein des 151 voix au total des insoumis, socialistes, écologistes et communistes. Six socialistes ont fait défection, dont Valérie Rabault et un non-signataire de la motion, Dominique Potier. Le seul votant hors Nupes est le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. C’est loin d’être assez pour renverser le gouvernement, ce qui aurait nécessité la majorité absolue de 289 voix et était impossible sans les suffrages des LR et RN. 

Une démonstration de « défiance »

La motion a été conçue comme une démonstration de « défiance » à l’égard d’Élisabeth Borne qui n’a pas de majorité absolue à l’Assemblée nationale et n’a pas sollicité de vote de confiance le 7 juillet, lors de sa déclaration de politique générale. Les Uber Files sont restés un sujet lointain. La gauche n’a fait que de simples allusions à ces révélations par la presse d’échanges privilégiés entre la société et Emmanuel Macron quand il était à Bercy.

Dans la soirée, l’Assemblée s’emparera du projet de loi sur la sécurité sanitaire et ses »mesures de freinage » face au regain de Covid-19, premier texte de la législature. Il vise à proroger des dispositifs de collecte de données de santé (tests Covid, vaccination) et mettre en place un pass sanitaire aux frontières si la situation sanitaire l’exigeait. Les RN ou certains élus Nupes contestent l’ensemble du projet de loi et entendent faire le procès de la politique sanitaire menée. Les débats devraient s’animer à propos des Outre-mer. Le texte prévoit que le possible pass sanitaire aux frontières s’applique pour les trajets entre métropole et territoires ultramarins.

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