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Au Mexique, Debanhi, tragique symbole des féminicides, est morte asphyxiée


Les résultats partiels d’une nouvelle autopsie réalisée après la mort de la jeune Debanhi au Mexique ont révélé que la jeune femme à succombé par asphyxie.

Depuis plusieurs mois, l’histoire de Debanhi provoque colère et chagrin au Mexique. En avril dernier, la jeune femme de 18 ans a disparu, suscitant une vague d’indignation inhabituelle. Douze jours après avoir été vue pour la dernière fois, son corps a été découvert dans la citerne d’un motel. Dans un premier temps, une expertise indépendante avait révélé que Debanhi avait été assassinée et agressée sexuellement. Cette première autopsie avait indiqué que le cadavre «présentait des signes de violence sexuelle» et qu’elle avait perdu la vie «avant que son corps ne soit introduit ou jeté».

Le 1er juillet, le corps a été exhumé afin de réaliser de nouvelles analyses. Lundi, des résultats préliminaires ont montré que la jeune femme avait perdu la vie par asphyxie, «par suffocation», a déclaré Felipe Takeshi, directeur de l’Institut des sciences médicolégales de la Cour supérieure de justice de Mexico. L’institut participe à l’enquête menée par un détective privé engagé par la famille de la victime. Felipe Takeshi a expliqué que Debanhi avait probablement perdu la vie entre trois et cinq jours avant la découverte de son cadavre. Il a par ailleurs exclu la piste de violences sexuelles, contrairement à ce qu’indiquait le premier rapport. «Aucune preuve n’a été trouvée, aucun indice qui pourrait soutenir la présence de violences sexuelles», a-t-il fait savoir.

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“Ma fille n’est pas morte accidentellement”

Ces nouvelles expertises visent à déterminer officiellement les causes du décès. La première autopsie affirmait qu’elle avait subi un coup à la tête tout en ne pouvant pas dire s’il s’agissait d’un accident ou d’un crime. Pour son père, l’assassinat ne fait cependant pas de doute. «Ma fille n’est pas morte accidentellement, c’est mon hypothèse», a-t-il affirmé, cité par la presse locale. «Tout processus de féminicide, parce que c’est un féminicide, est long, mais j’ai l’esprit tranquille de voir que nous avançons».

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L’affaire, qui s’est produite dans la ville prospère de Monterrey, dans le nord du pays, a suscité un tollé inhabituel au Mexique, où une vague de féminicides fait rage depuis les années 1990, frappant particulièrement les femmes pauvres. Le fait que cela ait touché une étudiante universitaire de la classe moyenne a résonné plus fort parmi les personnes aisées, selon les experts consultés par l’AFP. L’intérêt pour l’affaire Debanhi a dépassé les frontières du pays, du Pérou aux Etats-Unis. Rien qu’en 2021, 3.751 femmes ont été assassinées, dont 1.004 cas considérés comme des féminicides, et près de 100.000 ont disparu.



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