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« Cette date ne marque ni la fin de la guerre, ni le début de la paix » déclare Macron



Emmanuel Macon, le président français, a déclaré ce samedi lors du 60e anniversaire des accords d’Evian (le 19 mars 1962) et du cessez-le-feu en Algérie, à l’Elysée, que « cette date  ne marque ni le début de la paix ni la fin de la guerre, ni la fin de cette histoire dont nous sommes tous les héritiers. Mais ce fut un jalon. Cette date ne peut ni être la seule ni être reniée ».

Je pense que le jour viendra où l’Algérie fera ce chemin

Il a aussi dit « assumer » les gestes mémoriels, parfois controversés, faits depuis le début du quinquennat sur la guerre d’Algérie, en se disant persuadé qu’« un jour viendra où l’Algérie fera ce chemin ». « J’assume cette main tendue » à l’Algérie, a déclaré le chef de l’Etat.

Il a rappelé toutes les initiatives prises depuis 2017 pour « apaiser » la mémoire de cette guerre qui, avec « ses non-dits », a « été la matrice de nombreux ressentiments » en France comme en Algérie.

« Beaucoup me diront : vous faites tout cela, mais vous n’êtes pas sérieux parce que l’Algérie ne bouge pas. A chaque fois, tous mes prédécesseurs ont été confrontés à la même chose », a-t-il déclaré devant quelque 200 invités. « Je pense que le jour viendra où l’Algérie fera ce chemin », a-t-il ajouté.

Les « hideux crimes de la colonisation ne seront pas oubliés »

Aucun officiel algérien n’était présent à l’Elysée, même si l’ambassadeur en France, Mohamed-Antar Daoud, avait été invité, selon l’Elysée. Les relations entre les deux pays sont marquées par un certain apaisement après deux années de crispations.

A Alger, le président Abdelmadjid Tebboune a déclaré vendredi que le dossier mémoriel devait « inévitablement être traité d’une manière responsable et équitable dans un climat de franchise et de confiance ». Mais les « hideux crimes de la colonisation ne seront pas oubliés et ne sauraient être frappés de prescription », a-t-il prévenu dans un message diffusé par la présidence à l’occasion de cet anniversaire, célébré en Algérie le 19 mars comme une « fête de la Victoire ».

Il y aura des sentiments d’injustice encore

Emmanuel Macron, candidat à un nouveau mandat à la présidentielle des 10 et 24 avril, a affirmé sa certitude que les gestes mémoriels allaient être poursuivis dans les prochaines années. Le prochain est prévu le 18 octobre pour un hommage aux appelés ayant combattu durant la guerre.

« Il y aura encore des moments où on trébuche, il y aura immanquablement des moments d’énervement, il y aura des sentiments d’injustice encore. Mais nous y arriverons », a-t-il conclu.



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