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Comme Zion Williamson, leur contrat avait une clause de poids


Zion Williamson a bien décroché le pactole cet été, en signant une prolongation d’au moins 193 millions de dollars. Selon ses performances, l’ailier-fort des Pelicans pourra même toucher jusqu’à 231 millions.

Néanmoins, le joueur a vu les dirigeants de New Orleans inclure une clause dans son nouveau contrat. Elle concerne son poids et sa masse graisseuse. Si les critères ne sont pas remplis, alors le montant garanti pourrait baisser.

Une décision logique quand on connait le physique du joueur (130 kilos) et son passif avec les blessures. L’ancien de Duke reste, rappelons-le, sur une saison blanche et n’a joué que 85 matches en trois saisons…

Une telle clause n’est pas une première dans un contrat NBA. Avant Zion Williamson, d’autres joueurs ont ainsi vu leur franchise manier la carotte et le bâton pour mieux contrôler leur poids.

Des points de passages pour Boris Diaw et Glen Davis

Ce fut le cas avec Boris Diaw en 2014. L’intérieur français vient de remporter le titre avec les Spurs et il prolonge pour 28 millions de dollars sur quatre saisons. Comme « Babac » a déjà 32 ans et que son hygiène de vie n’est pas toujours optimale durant l’intersaison, San Antonio ne garantit pas l’intégralité du contrat.

Surtout, Boris Diaw peut toucher plusieurs milliers de dollars en plus s’il surveille son poids à des moments importants de la saison. Il doit être à 115 kilos maximum le 25 octobre, puis le premier mardi après le All-Star Game et enfin le 1er avril. Soit au début de la saison, au milieu et avant les playoffs.

Si c’est le cas, ce sont respectivement 150 000, 150 000 et 200 000 dollars qui tombent dans ses poches.

Autre exemple bien connu : celui de Glen Davis. Il n’était pas surnommé « Big Baby » pour rien et son surpoids était souvent bien visible, même sous le large maillot blanc ou vert des Celtics. En 2009, Boston le prolonge pour 6 millions de dollars sur deux saisons.

Avec en plus, 500 000 de dollars par an, s’il se maintient à un certain poids. « Le bonus est énorme. Je n’aurais pas accepté si ce n’était pas faisable », expliquait-il à l’époque. « Je dois être à un certain niveau à certains moments. »

Jared Sullinger arrive avec dix kilos de trop…

Une saison après Glen Davis, c’est un joueur des Lakers qui est concerné. En 2010, Derrick Caracter arrive à Los Angeles. Ce pivot rookie de 2m06 a parfois flirté avec la barre des 140 kilos par le passé, et pour éviter ça, les champions en titre de l’époque lui font signer un contrat de 473 000 dollars pour son premier exercice dans la ligue, avec une condition.

Il devra ainsi ne pas dépasser les 125 kilos le 10 septembre. Sinon, il ne touchera pas l’intégralité de son salaire pour la saison à venir, mais seulement 250 000 dollars.

Enfin dernier exemple récent : Jared Sullinger. La franchise de Boston voulait le revoir au training camp, avant la saison 2014/15, avec un chiffre sur la balance qui oscille entre 117 et 120 kilos. Mais l’intérieur va finalement arriver avec 10 kilos de trop… Pis encore, il ne va rien perdre pendant la saison, prenant même encore davantage de poids !

Jared Sullinger était sous contrat avec les Celtics jusqu’en 2016 et Danny Ainge voulait le conserver sur le long terme, à une condition : maintenir un poids plus raisonnable. Ce que le joueur avait accepté par principe.

« Je suis totalement d’accord avec ça », avait-il reconnu en mars 2015. « Ce n’est pas que j’en ai besoin, mais je sais le genre de personne que je suis. Je ne reviendrai jamais au poids qui était le mien cette saison. Je ne veux pas être comme ça, mais mon métabolisme n’est pas le même que celui de certains. Je dois trouver une solution. Ce sera dur, ça l’a toujours été, mais je dois faire très attention. »

Finalement, durant cette intersaison 2016, Jared Sullinger quitte Boston et signe avec Toronto. Une blessure au pied le prive du début de saison et il ne jouera que 11 matches en 2016/17, avant d’être transféré puis coupé.



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