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Deux navires de l’US Navy dans le détroit de Taïwan, Pékin “prêt à déjouer toute provocation”



Pour la première fois depuis la visite de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi à Taïwan au début du mois, deux navires de guerre américaines sont entrés dans les eaux du détroit de Taïwan ce dimanche 28 août, rapporte CNN.

Les croiseurs lance-missiles USS Antietam et USS Chancellorsville ont évolué “dans des eaux où la liberté de navigation et celle de survol de la haute mer s’appliquent conformément au droit international”, a fait savoir la marine américaine dans un communiqué cité par la chaîne info.

Selon l’US Navy, qui a évoqué “un transit de routine”, les deux croiseurs ne sont entrés dans des eaux territoriales d’aucun état côtier. Mais le commandement de l’armée chinoise a déclaré qu’il surveillait les deux navires et était “prêt à déjouer toute provocation”.

Large d’environ 180 km, le détroit sépare la Chine continentale de l’île de Taïwan. Pour l’US Navy, la majeure partie de ce détroit est constituée d’eaux internationales, précise CNN. Mais Pékin considère que Taïwan fait partie du territoire chinois et que les eaux du détroit sont des eaux territoriales chinoises.

Cité par CNN, l’ambassadeur chinois à Washington Qin Gang avait déclaré la semaine dernière que les transits de navires américains dans le détroit de Taïwan “ne faisaient qu’intensifier les tensions”.

Début août, la “visite controversée” de la démocrate Nancy Pelosi sur l’île avait “rendu la Chine furieuse” et “entraîné d’intenses exercices militaires chinois au large des côtes de l’île”, rappelait le New York Times le 14 août dernier.

Dans un autre article, le quotidien américain rapporte que les experts considèrent que Pékin pourrait continuer de mettre en œuvre ce type d’exercices militaires pour répondre “à ce qui est perçu comme des provocations dans la région”. “C’est ce que je considère comme la nouvelle normalité”, a ainsi expliqué Phillip C. Saunders, directeur du Centre d’étude des affaires militaires chinoises à l’Institut national d’études stratégiques à Washington.




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