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Et Néfertiti surgit du sable



Retrouvé dans les ruines d’une ville oubliée le 6 décembre 1912, en Égypte, le célèbre buste de la pharaonne va susciter toutes les convoitises.

“Nous avions entre les mains l’œuvre d’art égyptienne la plus pleine de vie. Elle était presque entière : seules les oreilles étaient écornées et l’œil gauche n’avait pas d’iris”, note l’archéologue Ludwig Borchardt (1863-1938) dans son journal de fouilles, le 6 décembre 1912. Il résume son enthousiasme en quelques mots : “Inutile de la décrire, il faut la voir.” C’était le buste de la reine Néfertiti, la découverte archéologique du siècle.

Borchardt a davantage été organisateur qu’inventeur dans cette affaire. Fils d’une famille de commerçants juifs berlinois, il a fait des études d’architecture et est arrivé en Égypte en 1885, à l’âge de 22 ans. Il a fait partie de l’équipe chargée de protéger l’île sanctuaire de Philae des dommages provoqués par la construction d’un barrage [en amont de la ville d’Assouan, en 1902]. Il a ensuite travaillé au Musée égyptien et au consulat général d’Allemagne au Caire. En 1907, il est nommé directeur de l’Institut impérial allemand des antiquités égyptiennes.

Il a compris très tôt qu’on pourrait trouver des choses intéressantes dans les ruines d’Amarna, à 300 kilomètres au sud du Caire. C’est là que le célèbre “pharaon hérétique” Aménophis IV, plus connu sous le nom d’Akhenaton, et sa femme Néfertiti, qui s’étaient efforcés de remplacer le vaste panthéon égyptien par le culte du soleil, avaient fondé leur nouvelle capitale vers 1350 av. J.-C. Cette expérience monothéiste avait échoué et la ville avait été abandonnée.

Dans les ateliers de Thoutmosis, “chef des sculpteurs”

Borchardt parvient à obtenir le soutien financier de la Société allemande d’Orient (DOG), dont le membre le plus influent est le négociant en textiles et millionnaire berlinois James Simon. Celui-ci obtient personnellement une autorisation de fouilles et prend en charge les frais. Borchardt fait construire une maison

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Berthold Seewald

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“Le Monde”, porte-drapeau des éditions Springer, est une sorte de Figaro à l’allemande. Très complet dans le domaine économique, il est aussi lu pour ses pages concernant le tourisme et l’immobilier.
Notamment avec sa rubrique d’analyse,

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