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Face à la crise énergétique, le grand bazar européen





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Une fois de plus, l’Union européenne a du mal à être au rendez-vous. Alors que la crise de l’énergie s’intensifie dans toute l’Europe, après l’arrêt partiel des livraisons de gaz russe, que des entreprises industrielles décident de s’arrêter en raison des coûts énergétiques devenus prohibitifs, que les ménages s’affolent à la vue de leurs factures de gaz et d’électricité multipliées par cinq ou six en quelques mois, la réunion extraordinaire des ministres européens de l’énergie, le 9 septembre, a été incapable de fixer un plan d’action rapide et compréhensible.

Même s’il n’était pas question qu’elle soit conclusive, cette réunion était censée arrêter les grandes lignes qui doivent normalement être présentées par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de son discours de l’Union le 14 septembre. « Il n’y a plus de temps à perdre », avait prévenu le ministre tchèque de l’industrie Jozef Sikela, avant la réunion du 9 septembre, soutenu dans sa demande par les ministres irlandais et polonais.

Le premier ministre belge avait été encore plus alarmiste. « Quelques semaines comme celle-ci et l’économie européenne s’arrête. Repartir après cela serait beaucoup plus compliqué que d’intervenir sur les marchés aujourd’hui. Le risque de tout cela est la désindustrialisation et des sévères risques de malaise social, a-t-il expliqué dans un entretien à Bloomberg. Je ne vois pas d’autre solution que d’intervenir sur les marchés (…) Nous n’aurons pas une deuxième chance de prouver aux 450 millions d’Européens que nous prenons les choses en main. Parce que ce que nous voyons aujourd’hui c’est un siphonnage massif de la prospérité hors de l’Union européenne. »

Pourtant, en dépit de l’urgence du moment, l’Europe donne le sentiment d’avoir du temps, qu’elle aura toujours une seconde chance.



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