Politics

Hô Chi Minh-Ville ne laisse pas béton


On se figure difficilement Hô Chi Minh-Ville sans ses étincelants gratte-ciel de verre et d’acier qui dominent la capitale commerciale du Vietnam. Avec ses 9 millions d’habitants, cette métropole tentaculaire est aussi la plus densément peuplée du pays. À Saigon, son nom jusqu’en 1975, les grands immeubles étaient pourtant rares avant les années 1960. Durant cette décennie, c’est à l’adresse 151 Nam Ky Khoi Nghia qu’est apparu le premier du genre : cette tour du centre-ville, solution au problème du logement dans un contexte de forte croissance démographique, allait aussi inspirer d’autres constructions comparables. C’était par ailleurs un exemple de modernisme vietnamien, un mouvement architectural apparu à la période où le pays bataillait pour obtenir son indépendance de la France, arrachée en 1954.

L’expression du Vietnam moderne

Le modernisme, qui était alors en train de gagner progressivement le monde entier, s’est imposé comme l’une des principales esthétiques du XXe siècle. Au Vietnam, les partisans de ce mouvement ont associé des éléments traditionnels aux principes modernistes, notamment le refus des fioritures et la priorité donnée aux critères fonctionnels plutôt que formels. Le résultat – du béton, des angles droits – est frappant et se démarque des villas françaises tarabiscotées de l’époque coloniale. Le mouvement contribue à l’ancrage d’une identité vietnamienne moderne dans les grandes villes.

C’est aussi une solution pragmatique au climat tropical. Pour échapper aux températures étouffantes, les architectes modernistes du Vietnam se sont inspirés des techniques précoloniales qui permettaient de préserver la fraîcheur dans les bâtisses, notamment grâce à une bonne ventilation. Ces caractéristiques, aujourd’hui appelées “bioclimatiques”

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Dessin de Lauzan
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Source de l’article

The Economist (Londres)

Grande institution de la presse britannique, The Economist, fondé en 1843 par un chapelier écossais, est la bible de tous ceux qui s’intéressent à l’actualité internationale. Ouvertement libéral, il défend généralement le libre-échange, la mondialisation, l’immigration et le libéralisme culturel. Il est imprimé dans six pays, et 85 % de ses ventes se font à l’extérieur du Royaume-Uni.
Aucun des articles n’est signé : une tradition de longue date que l’hebdomadaire soutient par l’idée que “la personnalité et la voix collective comptent plus que l’identité individuelle des journalistes”.
Sur le site de The Economist, outre les principaux articles du journal, on trouve d’excellents dossiers thématiques et géographiques faits par The Economist Intelligence Unit, ainsi que des contenus multimédias, des blogs et le calendrier des conférences organisées par le journal à travers le monde. En prime : la mise à jour régulière des principaux cours de la Bourse.
La couverture du magazine peut varier selon les éditions (Royaume-Uni, Europe, Amérique du Nord, Asie), mais le contenu est le même ; au Royaume-Uni, cependant, quelques pages supplémentaires traitent de l’actualité nationale.
The Economist appartient pour 43,4 % à la famille italienne Agnelli, le reste du capital étant réparti entre de grandes familles britanniques (Cadbury, Rothschild, Schroders…) et des membres de la rédaction.

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