Politics

La Chine autoriserait une visite de l’ONU au Xinjiang “après les JO”



Selon le quotidien de Hong Kong South China Morning Post, Pékin aurait fait savoir à Michelle Bachelet, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, qu’une visite au Xinjiang, où la condition des Ouïgours est dénoncée, pourrait être autorisée. Mais seulement après la fin des Jeux olympiques d’hiver.

C’est un oui, mais avec des conditions. Beaucoup de conditions.

Selon une information exclusive dévoilée par le South China Morning Post ce 27 janvier, la Chine aurait “accepté d’accueillir une visite au Xinjiang de la haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet” (qui n’a pas encore commenté cette indiscrétion).

Ainsi, si l’information était confirmée, Pékin satisferait une requête de l’ONU datant de 2018. Mais attention, la Chine n’accepterait qu’à la condition préalable que ce voyage soit “de ‘nature amicale’ et non conçu comme une enquête”, prévient le quotidien de Hong Kong.

Autre limite fixée par le géant asiatique, la date. En effet, Michelle Bachelet pourrait se rendre au Xinjiang “dans la première moitié de l’année 2022”, mais seulement “après les Jeux olympiques d’hiver”, qui se tiendront en Chine jusqu’au 20 février.

Enfin, selon les sources anonymes citées par le South China Morning Post, Pékin aurait également requis “que le bureau de Bachelet ne publie pas son rapport sur le Xinjiang”. Un rapport qui, selon les déclarations d’un porte-voix de Bachelet datant de décembre 2021, devait arriver “dans les prochaines semaines”.

Si cette question est particulièrement brûlante, c’est que dans le contexte des Jeux olympiques d’hiver la situation dans le Xinjiang a pris une importance diplomatique accrue. Dans cette région située dans l’ouest de la Chine, rappelle le média anglophone, “un million d’Ouïgours auraient été détenus dans des camps de détention de masse”.

Des accusations niées par Pékin, mais qui ont poussé Joe Biden à déclarer qu’il n’y aurait pas de délégation diplomatique américaine aux JO d’hiver. Une forme de boycott “light” qui s’inscrit dans la guerre diplomatique à laquelle se livrent les deux pays sur la question du respect des droits de l’homme.

Source

 
Le grand quotidien de langue anglaise de Hong Kong est depuis avril 2016 la propriété de Jack Ma (Ma Yun), patron du géant du commerce électronique chinois Alibaba. Cette acquisition a suscité de fortes craintes que la liberté de ton et la

[…]

Lire la suite





Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published.