Politics

La gauche européenne face à l’apocalypse


D’ores et déjà, nous savons que la pandémie et l’invasion de l’Ukraine vont transformer radicalement la marche du monde. Ce sont non seulement les relations sociales, le rôle de la politique et l’ordre international qui changent, mais aussi les comportements, les croyances individuelles, la coexistence domestique, la manière dont chacun envisage son avenir.

On est frappé par les attitudes des différents gouvernements face aux deux catastrophes. Lorsque le coronavirus a déferlé, ceux qui nous gouvernent ont dans un premier temps fermé les frontières, bouclé les villes et confiné la population sous diverses menaces, afin d’éviter la propagation de la maladie, puis finalement ils ont décidé que nous devions coexister, quel que soit le nombre de morts.

En revanche, la réaction face à l’agression de Poutine a été l’exaltation de l’héroïsme, l’appel à la solidarité, l’aide aux réfugiés et l’envoi d’armes par la première puissance militaire du monde [les États-Unis] afin de vaincre, nous dit-on, la plus grande puissance nucléaire de la planète [la Russie]. Nous glissons vers une internationalisation du conflit, aux conséquences encore imprévisibles.

Après l’aventure criminelle de la Russie, la décision d’un réarmement massif de l’Allemagne, ainsi que l’abandon éventuel de la neutralité de la Suède et de la Finlande, suscite toutes sortes d’appréhensions quant à l’avenir de la paix et de la sécurité en Europe.

La peste et la guerre comme moteurs de l’histoire

Deux des quatre cavaliers de l’Apocalypse, la Mort (ou la Peste) et la Guerre, chevauchent à travers le Vieux Continent. À ce rythme, la Faim elle aussi ne tardera pas à galoper, si la menace d’une crise alimentaire se vérifie. Tout cela suscite au sein du peuple l’espoir de voir surgir un destrier blanc et son cavalier, symboles de la victoire du bien sur le mal. C’est le rôle que certains attribuent à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (Otan). La mondialisation et le multilatéralisme convergent de nouveau vers une bataille entre les méchants et les bons. Ces derniers étant évidemment les nôtres, de quelque côt

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Dessin de Martirena
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Source de l’article

El País (Madrid)

Fondé en 1976, six mois après la mort de Franco, “Le Pays” est le journal le plus lu en Espagne. Quotidien de centre gauche, il appartient au groupe éditorial espagnol Prisa. 
À la fin de 2013, elpais.com a lancé deux nouvelles éditions pour ses lecteurs d’Amérique latine, dotées de leurs propres rédactions. La première, El País Brasil, a été développée en portugais pour son lectorat brésilien et dispose d’un site à part entière. La seconde, El País América, offre un contenu différencié pour ses lecteurs du continent américain. Depuis 2020, El País México a également son propre site et sa propre rédaction. 

 

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