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La valse-hésitation de Loukachenko va-t-elle encore durer ?



Au dix-neuvième jour de guerre, aucun signe d’apaisement n’est en vue. L’armée russe accroît son pilonnage sur tout le territoire de l’Ukraine, jusqu’à la frontière avec la Pologne, mais les forces ukrainiennes ne cèdent pas. La question de l’implication éventuelle de l’Otan reste posée. De même que celle de la Biélorussie, que Poutine presse d’entrer en scène.

En ce lundi 14 mars, déjouant les pronostics, et malgré les pertes subies – le président Volodymyr Zelensky a annoncé récemment que 1 300 combattants ukrainiens au moins avaient été tués depuis le début de l’invasion –, les forces de Kiev tiennent toujours. Et l’on voit mal comment la Russie, avec les effectifs qu’elle a déployés pour l’instant, peut croire en un triomphe rapide.

C’est sans doute ce qui explique que les bombardements d’objectifs autres que militaires se font de plus en plus violents. Le pire exemple étant le port de Marioupol, ainsi que l’a rappelé le conseiller à la présidence Oleksiy Arestovitch qui, dans une déclaration relayée par l’agence de presse Interfax.ua, a assuré que la situation dans la ville restait “prioritaire pour le gouvernement et pour la politique étrangère ukrainienne”.

“La situation est des plus complexes à Marioupol et dans ses environs, a-t-il poursuivi. Les Russes rayent purement et simplement la ville de la surface de la terre. Nos soldats sur place remportent des succès. Hier, encore une fois, il y a eu une tentative d’offensive avec des blindés, il y a beaucoup de prisonniers. Mais le problème, c’est qu’à cause de ça, les Russes détruisent la ville. On dénombre plus de 2 500 tués [dans la population civile], selon les informations officielles des autorités locales.”

C’est une catastrophe dont le monde ne prend pas pleinement la mesure.”

Aux portes de l’Otan

Les forces russes semblent effectivement déterminées à frapper partout, comme le prouve le tir de missiles de croisière sur la base militaire de Yavoriv, près de Lviv, la principale ville de l’ouest du pays.

Du point de vue de l’ancien président Petro Porochenko, interviewé par la chaîne américaine MSNBC, cette frappe constituerait “une attaque terroriste à la frontière de l’Otan”. Et il s’emporte :

Que faudra-t-il de plus ? Depuis le premier jour, nous avons besoin de moyens antichars et antiaériens, nous avons besoin de chasseurs, et aujourd’hui, le moment est vraiment venu d’enfin ouvrir un deuxième front contre la Russie. Un deuxième front, cela ne

[…]

Courrier international





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