Sports

Le Maroc ambitieux, le Ghana en embuscade


La CAN s’ouvre dimanche à Yaoundé. Football365 Afrique vous présente les forces en présence. Ce mercredi le groupe C, avec le Maroc, le Ghana, le Gabon et le petit poucet comorien.

Le favori : Le Maroc

Classement FIFA : 28e.
Meilleur résultat à la CAN : vainqueur en 1976.

Meilleure défense des éliminatoires avec un seul but encaissé, qualifié ensuite haut la main pour les barrages du Mondial 2022, le Maroc se présentera revanchard dans la quête d’un deuxième titre après celui de 1976. Surpris en huitièmes de finale par le Bénin lors de la précédente édition, les Lions de l’Atlas sont bien décidés à obtenir au Cameroun un résultat plus conforme à leur statut de favori. Pour ce faire, le groupe a été régénéré par l’intégration d’une série de milieux de terrain très prometteurs (Chair, Amallah, Louza…) et n’a jamais été aussi bien pourvu aux postes de gardien de but et d’avant-centre, si importants pour aller loin à la CAN.

Les + : un effectif complet et de qualité, une année 2021 de haut niveau, une organisation de haut niveau.
Les – : beaucoup de joueurs sans repères en phase finale, le traumatisme de 2019.

La star : Achraf Hakimi (PSG)
« Je suis un défenseur, avec l’âme d’un attaquant » : ainsi Achraf Hakimi se définit-il lui-même. A seulement 23 ans, le natif de Madrid a déjà connu le haut niveau avec quatre clubs : le Real, mais aussi le Borussia Dortmund, l’Inter Milan et le PSG depuis l’été 2021. Elément parmi les plus expérimentés du groupe, le joueur de couloir s’apprête à jouer sa deuxième CAN. Il n’a plus Hakim Ziyech devant lui sur le côté droit, mais reste un chaînon essentiel du collectif marocain.

Le coach : Vahid Halilhodzic
On ne présente plus Vahid Halilhodzic. Le Franco-Bosnien a pris la succession d’Hervé Renard après la CAN 2019 et n’a pas dévié de sa ligne de conduite de toujours : rigueur et discipline de fer. Des fondamentaux qui l’ont amené à se passer des joueurs incompatibles avec ces vertus à ses yeux, à commencer par Hakim Ziyech et Noussair Mazraoui. Les résultats lui donnent pour le moment raison.


Le challenger : Le Ghana

Classement FIFA : 52e.
Meilleur résultat à la CAN : vainqueur en 1963, 1965, 1978 et 1982.

Présent en phase finale conformément à sa bonne habitude, le Ghana s’est qualifié en s’extrayant d’une poule comprenant le Soudan, l’Afrique du Sud et Sao Tomé. Sans impressionner, les coéquipiers d’André Ayew ont fait le boulot, comme ce fut le cas en éliminatoires du Mondial 2022. Mixant de grands anciens avec des jeunes pousses de talent (Kudus, Sulemana), les Black Stars ont rappelé à la barre Milovan Rajevac, artisan des succès de 2010. Suffisant pour renouer avec ce lustre passé ?

Les + : une jeune génération prometteuse, un statut d’outsider, l’expérience des grands rendez-vous avec six présences dans le dernier carré sur les sept dernières CAN.
Les – : une équipe qui marque peu ces derniers temps, un gardien sans grands repères en Afrique.

La star : Thomas Partey (Arsenal)
Thomas Partey est le moteur des Black Stars. Joueur physiquement puissant et clairvoyant, le Gunner apporte à son équipe nationale les qualités qui ont fait de lui l’un des meilleurs milieux de terrain défensifs africains. Auteur de 12 buts en 33 sélections, l’ex de l’Atlético Madrid fait à la fois figure de taulier et de leader technique, tout en incarnant dans le vestiaire un trait d’union entre les rescapés de 2010 et la jeune génération.

Le coach : Milovan Rajevac
C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes, semble penser le Ghana. Une décennie après son premier mandat, Milovan Rajevac a retrouvé le poste de sélectionneur des Black Stars en octobre dernier. Le technicien serbe, qui n’a pas réussi grand chose entre temps (à l’image de son passage aussi bref que calamiteux en Algérie), peut-il faire aussi bien qu’au tournant des années 2010, quand les coéquipiers d’André Ayew et Asamoah Gyan devenaient coup sur coup finalistes de la CAN et quart-finalistes de la Coupe du monde ? En attendant, le successeur du local Charles Akonnor a rempli son objectif intermédiaire en qualifiant l’équipe pour les barrages de la prochaine Coupe du monde.


L’outsider : Le Gabon

Classement FIFA : 89e.
Meilleur résultat à la CAN : quart-finaliste en 2012.

Après avoir obtenu la qualification pour la CAN 2021 dans un groupe qui comptait également la RDC, la Gambie et l’Angola, le Gabon est passé à côté de ses éliminatoires du Mondial 2022 puis a dû faire face à la polémique Didier Ndong, cadre de l’équipe exclu pour avoir refusé de rejoindre le rassemblement en solidarité avec le syndicat des footballeurs locaux. Outre qu’elle va priver l’entrejeu de l’un de ses habituels hommes forts, quelles traces cette affaire est-elle susceptible de laisser dans un groupe où les binationaux sont parfois accusés de former un Etat dans l’Etat ? De la réponse à cette question dépend en partie le parcours des Panthères à la CAN.

Les + : un groupe qui évolue ensemble depuis longtemps, un leader offensif nommé Aubameyang.
Les – : des états de forme disparates, une défense centrale décimée, l’absence de Ndong au milieu.

La star : Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal)
Pierre-Emerick Aubameyang a été de toutes les campagnes menées par le Gabon depuis le début de la décennie 2010. Devenu, comme l’avait été son père Pierre Aubame, capitaine de l’équipe nationale, le buteur vivra à 32 ans sa cinquième phase finale de CAN comme une dernière chance de laisser sa trace dans l’histoire de l’épreuve. En disgrâce à Arsenal, l’homme aux 29 buts en 71 sélections va devoir reporter toute sa soif de victoire sur les Panthères.

Le coach : Patrice Neveu (France)
Sélectionneur du Gabon depuis mars 2019, Patrice Neveu connaît l’Afrique comme sa poche, pour avoir déjà exercé en Guinée (2004-2006), en RDC (2008-2010) et en Mauritanie (2012-2014). Cet homme de conviction a d’abord remis de l’ordre dans la direction sportive des Panthères avant d’atteindre le premier objectif qui lui était assigné, à savoir ramener l’équipe en phase finale après une absence remarquée en 2019. « Je m’épanouis quand la pression est forte », confiait-récemment à Sud-Ouest Patrice Neveu, qui va être servi au Cameroun.


La grosse cote : Les Comores

Classement FIFA : 132e.
Meilleur résultat à la CAN : première participation.

Passées proches de la qualification pour l’édition 2019, les Comores ont su ravaler leur frustration. Les Cœlacanthes, deuxièmes d’une poule éliminatoire comportant aussi l’Egypte, le Kenya et le Togo, se sont cette fois donné le droit de rêver. Pour jouer la première CAN de l’histoire de l’archipel, Samir Abdou et son staff ont joué la carte de la continuité, tout en ouvrant le groupe par petites touches. Sorties précocement de la course au Mondial 2022, les Comores ont répété leurs gammes dans des matchs amicaux. Ce travail minutieux permettra-t-il à l’archipel de faire aussi bien que Madagascar en 2019 ?

Les + : un plan de jeu et des principes tactiques bien rodés, un groupe soudé et en mission, le désir de bien faire.
Les – : une absence totale d’expérience en phase finale, un banc inégal selon les postes.

La star : El Fardou Ben Nabouhane (Etoile Rouge Belgrade)
Né à Mayotte, quatrième île des Comores restée sous le giron français, El Fardou Ben Nabouhane est l’attaquant le plus prolifique des Comores. Formé au Havre et passé par Vannes, c’est en Grèce qu’il se révèle, avant de faire les beaux jours de l’Etoile Rouge de Belgrade. Modèle de professionnalisme, il va incarner à cette CAN les rêves de tout un peuple.

Le coach : Amir Abdou
Amir Abdou est parti d’une coquille pratiquement vide pour donner consistance au rêve de tout un peuple, dont l’ensemble des composantes est représenté dans l’équipe (Grande-Comore, mais aussi Anjouan et Mohéli, les autres îles de l’archipel). En se basant presque exclusivement sur les enfants de la diaspora comorienne, souvent établie dans la région marseillaise dont il est lui-même originaire, le technicien de 49 ans, qui cumule depuis 2020 ses fonctions de sélectionneur avec celles d’entraîneur du club mauritanien du FC Nouadhibou, a toujours gardé le cap, malgré des conditions pas toujours évidentes.

Le calendrier

1e journée :
Lundi 10 janvier, 17h : Maroc – Ghana
Lundi 10 janvier, 20h : Comores – Gabon

2e journée :
Vendredi 14 janvier, 17h : Gabon – Ghana
Vendredi 14 janvier, 17h : Maroc – Comores

3e journée :
Mardi 18 janvier, 20h : Gabon – Maroc
Mardi 18 janvier, 20h : Ghana – Comores



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published.