Politics

Le petit théâtre de Beyrouth qui résiste face à la crise


Le comédien Nour Hajjar parcourt la scène du théâtre Métro Al-Madina, clouant au pilori aussi bien les militants du [puissant parti armé pro-Iran du] Hezbollah que les banquiers responsables du désastre financier au Liban.

Il y étale un humour cinglant, mais ce qui est le plus surprenant dans cette scène, c’est que, en dépit de toutes les catastrophes auxquelles est confronté le pays – l’hyperinflation, les confinements liés à la pandémie, l’effondrement de l’économie et les terribles explosions dans le port de Beyrouth en 2020 –, le théâtre Métro Al-Madina est toujours là, avec un spectacle à l’affiche presque tous les soirs.

Le théâtre, niché dans un sous-sol en plein cœur de la capitale, n’a que dix ans d’existence, mais il est rapidement devenu une institution réputée pour ses spectacles allant du cabaret au burlesque en passant par la danse du ventre, la satire politique et les comédies musicales. Une fois le rideau tombé, les spectateurs migrent généralement vers le bar du théâtre, où l’on s’attarde pour danser jusque tard dans la nuit.

S’adapter pour survivre

Alors que de nombreux artistes et musiciens ont quitté le Liban après les explosions qui se sont produites dans le port de Beyrouth – nourrissant l’exode des Libanais les plus brillants et les plus diplômés –, Hicham Jaber, fondateur et directeur artistique du Métro Al-Madina, se souvient qu’il avait “simplement le sentiment bête de vouloir rester là”. “Nous avons rouvert après le dernier confinement, alors que l’économie était en ruines et le cours du dollar au plus haut, poursuit-il. C’était comme dans un jeu vidéo où on monte de niveau en niveau 

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Dessin de Martirena
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Source de l’article

Financial Times (Londres)

Fondé en 1888 sous le nom de London Financial Guide, un journal de quatre pages destiné “aux investisseurs honnêtes et aux courtiers respectables”, le Financial Times est aujourd’hui le quotidien financier et économique de référence en Europe. Il n’y a pas une institution financière ou banque digne de ce nom qui ne reçoive un exemplaire de ce journal britannique immédiatement reconnaissable à son papier rose saumon.
Racheté par le groupe japonais Nikkei en 2015, le “journal de la City” voit son nombre d’abonnés à l’édition papier s’éroder peu à peu (155 000 en février 2020), mais compte plus de 740 000 abonnés numériques ; 70 % de son lectorat réside hors du Royaume-Uni.
Plus de 600 journalistes répartis dans plus de 40 pays collaborent au titre.

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