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Rentrée : l’atterrissage dans la douleur des profs fraîchement dipl…





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La veille de la rentrée des classes, Solène, professeure des écoles tout juste titularisée à Paris, reçoit sur les coups de 21 heures un mail du rectorat. Lapidaire, le courriel lui indique que son affectation a été modifiée, sans concertation. Elle apprend que dès le lendemain, elle devra tenir la craie devant une classe de CE1. 

Elle qui s’était faite à l’idée de remplacer des collègues absents sur de très courtes durées, souvent à la journée, un peu partout dans Paris, se retrouve pour sa première année d’enseignement à effectuer des remplacements beaucoup plus longs, une fois par semaine dans quatre classes différentes… Ce qui implique de composer un programme cohérent sur l’année, en concertation avec les professeurs habituels.

« Si j’avais connu mon affectation plus tôt, j’aurais pu préparer un programme, ou au moins quelques cours, tempête Solène. Là, je commence l’année avec presque rien. »

Une enseignante dans une salle de classe d’école primaire, à Paris, en 2022. © Magali Cohen / Hans Lucas via AFP

À quelques heures de se trouver face aux élèves, la jeune professeure doit improviser, sans autre prétention que de faire bonne figure. 



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