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sa guerre contre Magali Berdah continue, une première victoire ?


Booba : sa guerre contre Magali Berdah continue, une première victoire ?

BOOBA. Après une plainte déposée par le rappeur Booba, la justice ouvre une enquête sur les pratiques de la société Shauna Events de Magali Berdah.

[Mis à jour le 12 septembre 2022 à 15h56] Après les assauts de Booba, la justice s’en mêle : après la plainte du rappeur, le parquet de Grasse a ouvert une enquête pour “pratiques commerciales trompeuses” et “escroquerie en bande organisée” contre Shauna Events, l’agence de Magali Berdah, patronne des stars de téléréalité, rapporte franceinfo. Un tournant dans l’affaire qui oppose les deux protagonistes depuis plusieurs mois.

Dimanche 11 septembre, France 2 a par ailleurs diffusé le documentaire Complément d’enquête intitulé Arnaques, fric et politique : le vrai business des influenceurs, qui dénonce également les pratiques des influenceurs et de leur agente, Magali Berdah. Un microcosme également (et surtout) dans le viseur du Duc de Boulogne ces derniers mois. “On se réjouit de voir que les éléments dénoncés vont donner lieu à une enquête”, avait réagi sur franceinfo l’un des avocats de Booba, Ivan Terel, à propos de l’information ouverte par le parquet de Grasse.

Une enquête ouverte par la justice et un documentaire en prime time sur ce que Booba qualifie d’escroquerie en bande organisée (des faits pour lesquels la justice a décidé de ne pas ouvrir d’enquête), il n’en fallait pas plus pour que B2O ne crie victoire sur les réseaux sociaux et nargue Magali Berdah.

Booba en guerre contre les “influvoleurs”

Sur les réseaux sociaux, depuis mai dernier Le Duc de Boulogne s’est lancé dans une croisade contre les influenceurs de télé-réalité et leurs placements de produits, mais aussi (et surtout) contre l’agente de beaucoup d’entre eux, Magali Berdah, à la tête de l’entreprise Shauna Events. Cette dernière a porté plainte contre le rappeur français fin mai pour cyberharcèlement, avant que celui-ci ne fasse de même pour dénonciations calomnieuses, dénonçant “un système très lucratif organisé par Mme Berdah : promotion d’opérations commerciales plus ou moins douteuses, incitation obsessionnelle à la chirurgie esthétique et mise en avant de personnalités issues de la téléréalité liées à des affaires judiciaires.”

Mais l’affaire ne s’arrête pas là, outre la bataille sur les réseaux sociaux, devenue judiciaire, les attaques de Booba contre les influenceurs et Magali Berdah n’ont pas cessé. Bien au contraire. Le Duc de Boulogne, se servant de ses 5,7 millions d’abonnés sur Twitter, appelés “raptis” (pirates en verlan), continue de dénoncer les placements de produits des influenceurs, qu’il a surnommé les “influvoleurs.” A grand renfort de tweets moqueurs, de détournements et allant jusqu’à publier l’adresse ou le numéro de téléphone de Magali Berdah. Cette dernière se dit, depuis, victime de menaces de mort et d’insultes antisémites. Elle avait obtenu, le 2 juin dernier, la suspension du compte Instagram de Booba.

Mais le rappeur ne lâche pas l’affaire et a également lancé une adresse mail pour récolter les témoignages d’acheteurs des produits vendus par les influenceurs. Le rappeur pointe du doigt le “dropshipping”, cette pratique qui consiste à revendre un produit importé d’Asie, plus cher. L’affaire sera d’ailleurs remontée jusqu’aux plus hautes sphères de l’État : Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, dénonce sur Twitter ces “arnaques en ligne”, qu’il invite à signaler. “Personne n’est au-dessus des lois. Personne ne doit se sentir intouchable”, écrit-il.

Pour lutter contre les arnaques, les services de lÉtat sont mobilisés.
Avec ce guide, nous faisons aussi de la prévention pour alerter les particuliers et les entreprises.
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Magali Berdah porte plainte, Booba répond

Mercredi 25 mai, dans les colonnes du Parisien, l’agente d’influenceurs Magali Berdah expliquait avoir porté plainte contre le rappeur français Booba pour cyberharcèlement. “Je n’ai aucune autre solution pour essayer de le stopper. Je suis dépassée par les évènements, dépitée et dans une extrême détresse. Je n’ai aucun autre recours que la justice”, expliquait Magali Berdah au quotidien, affirmant être harcelée sans cesse depuis “une semaine”.

L’agente de stars de télé-réalité française soulignait la “puissance de frappe énorme” de Booba sur les réseaux sociaux, où il totalise par exemple 5 millions d’abonnés sur Twitter. “De son compte en découlent des centaines d’autres d’internautes qui se mettent à me harceler, le jour, la nuit, avec des menaces de mort. Ce n’est plus une vie, je ne dors plus depuis trois nuits. Je ne fais que pleurer, je veux que cela s’arrête. J’ai une société avec 60 salariés et cela fait trois jours que je ne fous rien”, expliquait Magali Berdah dans Le Parisien.

Au lendemain de cette annonce, sur Twitter, Booba a à son tour exprimé sa volonté de déposer plainte contre la chroniqueuse de TPMP. “Mme Berdah reproduit une mécanique dont elle est coutumière : publier des vidéos victimaires puis se prétendre en proie à du cyberharcèlement, fait extrêmement grave dont Booba, ne peut être le comptable, ni le coupable”, était-il expliqué dans ce communiqué de presse.

“Booba n’a fait que relayer des informations publiques mettant en lumière un système très lucratif organisé par Mme Berdah : promotion d’opérations commerciales plus ou moins douteuses, incitation obsessionnelle à la chirurgie esthétique et mise en avant de personnalités issues de la téléréalité liées à des affaires judiciaires”, était-il ajouté.

.@MagaliBerdah Nous ne souhaitons de mal à personne mais pensons sincèrement que les personnes comme toi représentent une menace pour les jeunes et pour nos enfants. On en a marre des escrocs marre du vent marre du fake. Place au talent et à la créativité. Que du positif pic.twitter.com/C25Qnbc97J

Booba accusé de cyberharcèlement sur Twitter

Sur son compte Twitter, Booba enchaîne depuis des semaines les punchlines contre la chroniqueuse de Cyril Hanouna. “Nous ne souhaitons de mal à personne mais pensons sincèrement que les personnes comme toi représentent une menace pour les jeunes et pour nos enfants. On en a marre des escrocs marre du vent marre du fake. Place au talent et à la créativité”, écrit notamment Le Duc dans une publication postée sur le réseau social mardi 24 mai.

“Booba s’amuse, mais dehors il y a des détraqués”, conclut Magali Berdah dans son interview au Parisien. Avec son avocate, Me Anouck Aragones, elle dénonce le manque d’encadrement judiciaire sur les réseaux sociaux. Selon le journal, elle a “effectué un signalement auprès du procureur de la République de Marseille pour ‘cyberharcèlement et dénonciation calomnieuse'” et “assigné son harceleur au civil pour faire interdire son compte.” Le rappeur Booba a déjà vu par deux fois son compte Instagram supprimé, après des attaques à l’encontre de divers personnages publics.

Booba vs Vald : le clash de trop ?

Ils ont gâché la fête. Les rappeurs français Booba et Vald ont brillé, vendredi 15 juillet, non pas par leurs performances sur scène, mais bien par leur gueguerre. En clash depuis des semaines sur les réseaux sociaux sur fond d’accusations de trafic de chiffres de ventes et d’écoutes sur les plateformes, les deux artistes étaient programmés la même soirée, le vendredi, aux Francofolies de La Rochelle. Une soirée rap prometteuse, mais à risques, qui aurait pu se terminer en bagarre générale entre les équipes de chacun.

La journée a été marquée par des attaques sur les réseaux sociaux, entre Booba et Vald. “Bon concert on veut la paix nous, crois moi tu veux pas la guerre”, a commencé le premier, auquel le second a répondu “Tu perds la boule le vioc, c’est toi tu promets une gifle et (là) tu veux deux fois la paix dans le même tweet, moi (j’ai) rien dit rien fait.” Ambiance. Vald, qui fêtait ses 30 ans ce soir là, a posté sur Instagram un cliché de lui avec un gâteau sur les marches de la scène, prétendant attendre son rival, qui devait se produire au même endroit.

Posté sur le chemin que devait emprunter Booba avec son escorte, Vald n’aura fait que monter la pression. Après avoir été sommé de quitter le lieu par les organisateurs des Francofolies, ceux-ci ont été contraints de faire appel à un escadron de CRS, venus calmer le jeu et sécuriser la zone pour éviter une bagarre. Booba sera monté sur scène avec une heure de retard et aura quitté le lieu derrière le cordon de CRS, sous les insultes et les sifflets de son adversaire du soir.

Concert retardé, provocations, présence policière…

Les tensions entre @booba et @vald_ld ont pris une nouvelle tournure aux @francofolies de La Rochelle.

Retour sur cette soirée électrique pic.twitter.com/oda0ZFGI2B

Booba sort du silence

“Ce qui est triste, c’est pour les gens qui ont dû m’attendre pendant presque une heure et demie et parce que ça donne une mauvaise image du rap pour rien. Bon, on s’est titillé sur les réseaux mais on n’allait pas faire une opération tabassage dans un festival. Nous, on était venu en paix”, assure toutefois Booba dans les colonnes du Parisien. Et d’ajouter : “Avec Vald, je me moque, je suis taquin, ce n’est pas une vraie guerre”, mais “si on se croisait, c’était bagarre générale.”

A-t-on évité un remixe de la triste bagarre à l’aéroport d’Orly entre Booba et Kaaris ? Non, à en croire Le Duc, toujours en sursis depuis cet épisode. “S’il y a bagarre, je ne chante pas, je perds mon argent et je vais en prison. Le calcul est vite fait. Et je ne vais pas me bagarrer pour Vald. Ce n’est pas mon ennemi juré, pas comme quand j’ai croisé Kaaris”, explique Booba au quotidien.

La soirée du vendredi des Francofolies, qui s’annonçait pourtant épique, n’aura offert qu’un spectacle navrant aux festivaliers, nombreux à s’agacer du comportement de Booba et Vald.





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