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Tchad : début des pourparlers de paix à Doha




Le but affiché par le général Mahamat Idriss Déby Itno, 38 ans, fils du chef de l’État défunt et autoproclamé le 20 avril 2021 président de la République à la tête d’une junte de 15 généraux, est de parler à « tous » les rebelles, y compris leur alliance la plus puissante, le Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT), accusée d’avoir tué son père. À l’ouverture des pourparlers à Doha, le Premier ministre civil du Tchad Albert Pahimi Padacké et le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat ont affirmé que des « concessions » seront nécessaires pour la réussite des négociations. « La paix nécessite plus de courage que la guerre. Le vrai courage n’est pas de brandir une arme, mais de la déposer », a dit M. Pahimi Padacké. Mais les débats ont été suspendus pour 48 heures après les discours inauguraux en raison d’un différend sur le format des pourparlers, selon l’opposition, alors que certains des représentants des 44 groupes rebelles invités étaient absents. Issa Ahmat, porte-parole du FACT, a déclaré à l’AFP que l’opposition refusait des contacts directs avec les représentants du gouvernement et demandait au Qatar d’agir comme médiateur.

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Entre objectifs et préalables

L’un des objectifs affichés du général Mahamat Déby est d’amener les groupes armés à la table d’un « Dialogue national inclusif » prévu le 10 mai avec les oppositions politiques et armées. La junte avait promis des élections « libres et démocratiques » dans un délai de 18 mois renouvelable – expirant à l’automne 2022 – mais sans exclure une prolongation de la transition. Un diplomate a affirmé que ces négociations à Doha pourraient durer pendant plusieurs semaines, ce qui risque de retarder la tenue du « Dialogue national inclusif ».

Les rebelles ont notamment exigé comme préalable une restitution de leurs biens « spoliés », une amnistie générale et la libération des « prisonniers de guerre ». Mais tous n’ont pas été libérés, notamment les membres du FACT.

Aucun pays n’a à ce jour dénoncé la prise du pouvoir par la junte et, immédiatement après sa proclamation comme président de transition, Mahamat Déby avait reçu le soutien remarqué de la France, l’ancienne puissance coloniale, de l’Union européenne, puis de l’Union africaine. Le Tchad, grâce à son armée considérée comme la plus puissante de la région, est vu comme un pays clé dans la guerre contre les djihadistes au Sahel.

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